Ma conception du syndicalisme

 

Une culture de négociation d’accord basée sur un dialogue constructif est à privilégier par rapport à celle de l’affrontement systématique. Mais il faut que la Compagnie se montre moins frileuse et plus sincère. En dévoyant parfois ses engagements, promesses et accords, elle fait de manière irresponsable le lit de rapports de force désuets et stériles. Les compromis nécessaires à tout accord ne sont crédibles et profitables pour les parties prenantes que dans un climat de confiance et de respect réciproque.

Du côté syndical, même si les salariés ont des raisons de revendiquer, rien ne saurait justifier de se tirer une balle dans le pied en s’attirant l’antipathie de nos clients. Les grèves, outre qu’elles cassent l’image de notre compagnie, réaniment par leur inanité et parfois leur égoïsme les rancœurs nuisibles entre les différentes catégories de salariés. Le droit de grève est sacré et doit rester dans sa forme actuelle (veille sociale sans plus de contraintes) d’autant que les pressions au moins-disant social ont rarement été aussi fortes. Mais la grève doit être un ultime recours exceptionnel, un moyen, pas une fin. Il est possible de trouver de nouvelles formes d’expression des attentes et des mécontentements plus efficaces et toutes aussi démonstratives vis à vis de l’employeur, de l’Etat ou des parlementaires dont le pouvoir s’est accrue en matière législative, qu’une grève impopulaire auprès des gens qui nous font vivre. Les va-t-en guerre devrait y songer avant de déclencher avec morgue des actions aux conséquences économiques et commerciales désastreuses.

Les expressions syndicales sont trop souvent éparpillées. Les rivalités entraînent des surenchères qui nuisent à l’efficacité de la représentation des salariés ainsi qu’à la défense de leurs intérêts. Un exemple vient conforter l’intérêt de la solidarité. Si nos facilités de transport ont été préservées et même renforcées c’est grâce à l’engagement du plus grand nombre et à l’action de l’intersyndicale PN – PS. Il serait utile qu’enfin, les syndicats sachent dépasser leurs divergences et leurs surenchères pour s’allier afin de mieux défendre nos intérêts.

La cohésion intersyndicale devrait aussi s’exercer dans le domaine de la gestion des œuvres sociales. L’amélioration des services et la maîtrise budgétaire du Comité Central d’Entreprise passe par une profonde réforme de cette institution qui nécessite une gouvernance collective « d’union syndicale » la plus large possible. Les salariés ont le droit d’être exigeants sur le rapport qualité / prix des prestations proposées et les salariés du CCE doivent avoir les moyens de bien travailler. Une gouvernance pluraliste est souhaitable. Elle ne briderait pas la liberté d’expression des syndicats sur la politique de l’entreprise, gage de richesse et de contre pouvoir efficace.

Enfin, la solidarité responsable et utile c’est aussi adhérer à un syndicat, soutenir ses militants et vos élus, être actif dans votre propre défense. Trop souvent, c’est dans les difficultés et parfois trop tard que l’on se souvient de l’intérêt de s’engager collectivement pour défendre des valeurs. Le syndicalisme est à l’image de chacun d’entre nous !

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