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Pour que chacun puisse s'informer sans se brûler les ailes
Pascal Mathieu
déc
11

 

Attention Sécurité des volsAprès une période d’améliorations conséquentes faites principalement par les pilotes qui ont refondé totalement leurs pratiques suite au drame de l’AF 447, la sécurité des vols à tendances à stagner. Méfions-nous car ce risque ne peut être banalisé. Pour le maitriser, ce sont l’humilité, la vigilance, la lucidité et la remise en question qui payent. Il faut aussi que les décisions, à tous niveaux, soient en cohérence avec les valeurs « sécurité des vols ».

déc
11

 

Impossible to possible conceptIl faudra lutter pour que les prochaines Assises du transport aérien rééquilibrent le partage de la création de valeur dans la chaine du transport aérien. Aéroport de Paris, l’État, les avionneurs et équipementiers se gavent sur le dos d’Air France, confisquant une grande partie du résultat de nos efforts. La privatisation d’ADP, hérésie économique, devra être combattue. L’État doit faire payer les taxes et charges sociales par le flibustier Ryanair et par easyJet. À l’instar des États-Unis, il est urgent que l’Europe nous protège des Compagnies du Golfe déloyales et subventionnées.

déc
11

 

StratégieLes éléments majeurs de la stratégie sont décidés par la Holding AF-KLM. À charge pour ses filiales AF et KLM de les mettre en musique. Du côté Air France, la Direction s’y attèle sans suffisamment prendre en compte la réalité et les idées des salariés. Et surtout, ce sont les syndicats de pilotes qui empêchent les réformes de fond ou en réduisent les chances de succès par les clauses restrictives qu’ils imposent. Leur manque de discernement et leurs diktats finiront par tuer la Compagnie. Quant à elle, KLM ne joue pas avec une entière loyauté sa partition. Son management est prompt à s’allier avec son Works Council pour bloquer un certain nombre d’orientations qui leur déplaisent.

Participation aux bénéfices nuage de mots

Les résultats de l’année 2017 seront excellents et ce qui est inédit, supérieurs au coût du capital. Nos alliances s’étendent et se renforcent. Favorisées par un marché porteur, les réformes ont payé. Et même si la baisse des coûts insatisfait la Direction, chacun d’entre nous connait les efforts de productivité que nous avons faits. C’est dommage que cette embellie ne soit pas l’occasion d’offrir des actions aux salariés. Il est déplorable que l’intéressement, qui heureusement va tripler, soit en grande partie détourné au profit majoritaire des pilotes. Ce n’est pas comme cela que l’on restaure la confiance et la cohésion sociale.

question mark in the skyL’année 2018 risque d’être problématique. Le prix du pétrole pourrait augmenter pour atteindre 60 $ / baril. L’offre devrait croitre fortement et la concurrence européenne s’exacerber entrainant une baisse des tarifs. La distribution classique par les GDS et via les sites des compagnies sera bouleversée par les géants du net qui veulent capter cette manne. Notre bonne santé est donc encore fragile. Air France doit se préparer à affronter des vents contraires. Face à Lufthansa et IAG en bien meilleur santé que nous (environ 2,5 milliards d’euros de résultat d’exploitation 2018 contre plus d’1,5 estimé pour AF-KLM), comment aborderions-nous un retournement de cycle, régulier dans notre activité ?

com-p055009En domestique, la performance opérationnelle et commerciale de Hop, qui peine à s’organiser, ne s’arrangera pas avant plusieurs mois. Au cours du premier semestre, Hop n’assurera en moyens propres que 60% de ses vols. Sa flotte aurait besoin d’être homogénéisée et rajeunie.

Sur moyen-courrier, le business-model d’easyJet, Vueling et Eurowings s’impose. Cette tendance inéluctable est depuis longtemps la norme aux États-Unis. En tant que consommateurs, c’est notre pratique. Sur ce marché, Transavia est un vecteur parfaitement adapté. Sa taille limitée actuelle (environ 60 avions en comptant ceux de Transavia Hollande) ne lui permet pas de boxer dans la même catégorie que les filiales de British Airways ou de Lufthansa. Celle-ci, en rachetant la flotte d’Air Berlin, a doté Eurowings de 140 avions ! Les accords de périmètre des syndicats de pilotes AF limitent le développement des capacités de Transavia.smiley-enerve

Notre filiale pourrait changer de braquet en rachetant une compagnie low cost. Ne refaisons pas les erreurs du passé qui nous ont vu sous-estimer le boum des low costs européennes et nous interdire d’envisager l’achat d’easyJet, à une époque où nous en avions les moyens.

smiley-inquietSur long-courrier, d’autre défis attendent la Compagnie. Le développement du low cost, dont nos stratèges nous disaient qu’il était impossible, va mettre en tension des lignes aujourd’hui rentables. L’arrivée disruptive de nouveaux avions, tel l’A321 Néo au coût / siège défiant toute concurrence, permettra l’ouverture de lignes point à point. Des connexions opportunistes entre low cost moyen-courrier et compagnies long-courrier émergent. Toutes ces évolutions ne signent pas la fin de notre puissant Hub mais peuvent être un début de détournement de notre trafic.

Heureusement, notre culture du service nous permet d’avoir des recettes nettement supérieures à celles de nos concurrentes. Il faut préserver cet atout majeur lié à la culture française et au spersonnage et nuage de mots succèsavoir-faire presque centenaire d’Air France. Mais la satisfaction clients, en nette amélioration ces dernières années, prend à nouveau du retard. Pour améliorer le NPS et ne pas décrocher de la concurrence, le bon sens commande de moderniser notre flotte, d’uniformiser rapidement nos versions cabines, de personnaliser le service et d’offrir la connectivité à bord.

 

Lettering motivation posterPour limiter les coûts d’indemnisation de clients victimes d’irrégularités (environ 100 M€/an !), la performance opérationnelle (ponctualité, bagages…) doit faire des progrès. Revenir à un programme raisonnable, arrêter d’être sur le fil du rasoir en permanence, prioriser les contraintes opérationnelles et fluidifier le parcours client sont des mesures attendues. Coordonner les métiers et renforcer leur confiance mutuelle également. Doter les salariés de suffisamment de matériel fiable, leur autoriser plus d’initiative responsable améliorera la qualité de service et l’épanouissement au travail des salariés Sol et PNC que la tension opérationnelle fait souffrir. Enfin, il est indispensable qu’ADP fasse les aménagements nécessaires pour contribuer à l’amélioration de notre score NPS.

Mais 2018 devrait aussi être une année de formidable croissance du transport aérien européen propice aux profits. Notre compagnie a les atouts pour avoir sa part du gâteau et ne pas se contenter traitement rapide sur étiquette orangedes miettes. Saisir les opportunités du marché nécessite d’anticiper ses évolutions. Il faut surtout oser passer des intentions aux mises en œuvre beaucoup plus réactives et intégrales des projets d’entreprise ; Voire, puisque nous demeurons des challengers, être pionniers grâce à des innovations.

nov
19

 

Participation aux bénéfices nuage de mots

À ce jour, malgré les promesses, toujours aucune concrétisation du projet de réouvrir le capital d’Air France-KLM aux salariés. Que ce soit par une Offre Réservée aux Salariés ou par un Plan d’Attribution Gratuite d’Actions.

Quel gâchis ! L’actionnariat salarié est pourtant profitable à toutes les parties prenantes. Cela stabilise le capital et renforce la protection contre les prises de contrôle inamicales et la financiarisation. Un meilleur partage des bons résultats ne serait que juste récompense de nos efforts. Les plans d’entreprise seront d’autant plus pertinents et efficacement appliqués que nous, salariés, y seront associés.

La confiance s’incarnerait alors vraiment !

C’est dans les conseils d’administration que sont faits les choix importants concernant Air France et KLM. Y sont débattus et décidés, la stratégie, la nomination des dirigeants, le contrôle des comptes et le choix des investissements qui engagent notre avenir.

C’est pourquoi vos représentants doivent y défendre une Holding AF-KLM qui incarne des valeurs humaines et sociales et fixe un axe stratégique clair. Une Holding forte qui sache se faire respecter, y compris du management de KLM.

Ils ont le devoir de faire remonter nos réalités de travail trop souvent ignorées ou occultées. Ils doivent donc connaître le terrain et avoir le courage de prendre des positions fortes.

Ils ont le rôle d’aiguillon dans la gouvernance lorsqu’elle ronronne. Avec impertinence et en toute indépendance, leurs questions, leurs alertes et leurs propositions améliorent la performance de la Compagnie. Ils font ainsi progresser des domaines aussi variés que la sécurité des vols et la compétitivité interne.

Ils doivent défendre sans concession nos conditions de travail, gravement dégradées par les tensions opérationnelles (manque d’effectifs, de moyens, désorganisation, etc.). Comme ce que nous avons subi cet été au Hub, ce que nous endurons à Hop et lors de la création actuelle de Joon.

Vos représentants aux conseils d’administration sont les gardiens du long terme et de la pérennité de nos emplois. Ils enrichissent les débats par la prise en compte des enjeux sociétaux et environnementaux.

Pour l’équité et la cohésion sociale, il est fondamental que la représentation soit équilibrée : PS et PNC ont leur mot à y dire aux côtés des pilotes.

Quand la richesse humaine et professionnelle des salariés peut s’exprimer, nous travaillons avec plus de plaisir, nos clients sont satisfaits et la compagnie en tire profit.

C’est dans cet esprit que j’aborderai le conseil d’administration du 30 novembre prochain consacré à la stratégie. C’est comme cela qu’avec ma collègue PNC, Karen Iritz-Guede, nous comptons vous représenter et défendre vos intérêts. Plus vous nous soutiendrez, plus notre action pour défendre vos intérêts sera efficace. Pour nous, l’entreprise est avant tout une aventure collective et humaine dont les salariés sont les premiers acteurs.

oct
08

 

Rayons de soleil à travers les nuages.

« Le sentiment de nos forces les augmente » Marquis de Vauvenargues

 L’actualité redonne de l’espoir. Et l’espoir c’est fondamental. Quantité de bonnes nouvelles sont arrivées récemment :

  • La création de Joon qui peut permettre de rentabiliser des lignes déficitaires grâce à des coûts adaptés sans fragiliser le modèle de hub. Joon doit être une compagnie laboratoire d’innovations commerciales.
  • L’entrée de Delta et de China Eastern (10% chacune) au capital d’AF-KLM apporte des financements bienvenus. Ces 750 M€ serviront à rembourser la dette et investir dans Virgin. Cela cimente la vitale Joint Venture transatlantique ainsi plus robuste. L’actionnariat s’en trouve stabilisé avec de véritables partenaires industriels. Cette contribution capitalistique prouve que les efforts de la Compagnie et de ses salariés ont permis de gagner l’estime et la confiance de nos alliés chinois et américains. Espérons aussi que cela recadre l’opposition anachronique des détracteurs néerlandais de l’union avec Air France. D’ailleurs, il faudra un jour chiffrer les énormes gains que KLM et Air France ont tiré de cette union ; KLM encore plus qu’Air France. Il serait bon d’exposer les conséquences d’un divorce par ailleurs quasi impossible pour en finir avec ces inepties.
  • schalterLes excellents résultats semestriels d’AF-KLM qui sont supérieurs aux prévisions internes et à celles des analystes (+ 135 M€ de REX à 353 M€). Cette amélioration économique est bien sûr portée par la bonne conjoncture dont Air France peut capter les bénéfices grâce aux réformes entreprises pendant des années. La performance du Cargo cesse de se dégrader. L’Industriel résiste bien à la concurrence. Le Résultat d’EXploitation de Transavia explose et est en avance sur son business plan. Malgré un retard sur l’objectif de réduction des couts unitaires, talon d’Achille de la Compagnie, on constate une très nette amélioration économique d’AF et de sa situation financière. La progression de l’action est une reconnaissance du recouvrement de la santé de notre Compagnie.
  • La conclusion d’un accord avec le SNPL après des mois de conflit larvé.
  • La signature, à l’unanimité des syndicats représentatifs, de l’accord qui pérennise les conditions contractuelles de travail des PNC d’Air France.
  • Les déboires de Ryanair qui, s’ils ne sonnent pas le glas de ce concurrent déloyal, entament nettement sa crédibilité.
  • L’annonce d’Assises du Transport Aérien Français qui, sous réserve que l’Etat adopte enfin une stratégie ambitieuse pour notre activité, donne l’espoir d’un allégement des taxes et redevances qui handicapent Air France.

personnage et nuage de mots succès

« L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, mais à le permettre. »  Antoine de Saint-Exupéry, Le petit prince

 Bien sûr, à toute médaille son revers !

D’aucuns critiqueront les clauses de l’accord pilotes qui risquent d’obérer l’avenir, le sacrifice d’une B-Scale pour les PNC, le risque de perte d’indépendance, l’incertitude du succès commercial et économique de Joon. Ces craintes sont fondées. Les changements inquiètent en raison de leurs éventuelles conséquences néfastes.

Mais préfèrerions-nous l’immobilisme défensif face à des concurrents qui font évoluer leur modèle en tirant le transport aérien européen vers le low cost à la façon easyJet ? Ou l’arrivée d’une compagnie du Golfe au capital de notre compagnie ? Ou l’abandon de notre modèle social ? Air France ne doit pas être en retard sur son avenir !CHAN(GC)E  :-)

Cet été avait une odeur de succès que nous n’avions pas humé depuis fort longtemps. Tout cela fait sens, sécurise le présent et ouvre des perspectives. Avoir des projets enfin offensifs, revenir dans le concert des compagnies leaders mondiales, nous sort de la morosité ambiante.

Cela n’exonère pas la Compagnie d’être agile, vigilante, pour affiner et adapter sa stratégie et veiller à ne pas sacrifier le long terme aux victoires d’un jour. Rien est définitivement gagné ni acquis.

I can do it

 

« Dans le passé, il y avait plus d’avenir que maintenant » Philippe Geluk

 Étonnement, la satisfaction des salariés n’est pas au rendez-vous de l’embellie d’Air France. L’ambiance reste assez plombée ; Les interrogations présentes. Beaucoup trop, quel que soit leur âge et leur niveau hiérarchique, sont désabusés par les incertitudes et les changements des dernières années. Nos bonnes conditions de travail ont tendance à se détériorer : fatigue des transports, charge de travail en constante augmentation, salaires en dessous de ceux du marché, avantages s’amenuisant comme les GP régulièrement menacés. La façon de travailler englue : outils digitaux parfois capricieux, pesanteur du reporting, prises de décision lentes, manque de reconnaissance et de soutien, faibles perspectives de carrière. La compagnie n’entend pas cette réalité. Elle n’y répond pas suffisamment. Tenir mieux compte du moral des troupes serait favorable à la totale réussite de notre Compagnie, à notre portée.

« Les chefs doivent tout rapporter à ce principe : ceux qu’ils gouvernent doivent être aussi heureux que possible » Cicéron

 Pourtant, l’Humain n’est pas un coût mais la première richesse d’Air France qu’il faut valoriser.

Pour transformer l’essai de cet été radieux, il est nécessaire de mettre l’Humain (après la sécurité des vols) au cœur de la Compagnie. Je défends cela depuis toujours au sein des différents Conseils d’Administration.

Le potentiel du capital humain (héritage de l’expertise des anciens salariés, connaissances, réflexion, travail collaboratif, savoir-faire et être, expérience, créativité, engagement, sentiment d’appartenance…) doit davantage s’exprimer.smiley

En appréciant, avec lucidité, les bons côtés de notre Compagnie et en s’appuyant sur ses atouts, il nous faut résoudre avec discernement les dysfonctionnements. Ils gaspillent notre énergie. Ils nous usent. Il est important de progresser résolument sur les aspects concrets du management : éradication des irritants, empowerment, télétravail, écoute des salariés, responsabilisation, autonomie, reconnaissance, etc. Simplifions notre façon de travailler. Cessons d’aller parfois dans le mauvais sens avec des projets inadéquates ou trop sophistiqués.

Le travail de restauration de la confiance et l’équité sont primordiaux.

Ces efforts de fond renforceront notre efficacité professionnelle individuelle et collective donc amélioreront la compétitivité d’Air France.

Les salariés devraient être associés au retour à bonne fortune d’Air France KLM. L’entreprise doit leur accorder des facilités d’entrer de nouveau équitablement au capital d’Air France-KLM. Je réclame depuis des années ce projet d’actionnariat salarié.

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