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mai
01

Atterrésmiley-inquietsmiley-enervesmiley-pas-content-en-colere

Chers collègues,
 
Quelles que soient ses origines et ses intentions affichées ou cachées, la grève en cours est insensée et désastreuse. Il faut que cesse au plus vite ce gâchis pour nos clients excédés, pour l’image de notre Compagnie abîmée, pour nos comptes dégradés, pour notre union fragilisée avec KLM.
N’oublions pas que nos clients ont le choix. Craignons leur rancune durable. À ce rythme-là, il n’y aura plus rien à se partager d’un intéressement 2018 d’ores et déjà quasi nul. Le risque d’un nouveau plan de restriction est élevé.
 

Mais ne nous résignons pas ! Soyons optimistes en décidant de manière responsable qu’Air France, que nous aimons, puisse enfin être gouvernable et prospère. Donnons-lui les moyens et l’énergie de reconquérir le marché qui explose.

Grâce à une conscience partagée du contexte concurrentiel, en ayant une vision stratégique pertinente et courageuse, sur la base des progrès de compétitivité réalisés par les efforts de chacun, Air France retrouvera sa place de leader.

En veillant à l’équité, au respect entre métiers, avec un management modernisé, en éradiquant les irritants, les femmes et les hommes de la Compagnie pourront y exprimer leurs savoirs et leur enthousiasme au service de nos clients.

Tout en maintenant bien sûr la garantie d’une sécurité des vols absolue.

 Pour permettre que cet espoir se réalise, soutenez des syndicats réformistes qui défendent vos intérêts en travaillant en intelligence collective avec la direction et en négociant des accords raisonnables. Des syndicats qui n’oublient jamais l’intérêt général de la Compagnie.

 Pour que nous restions fiers d’une compagnie pérenne qui se développe, il faut parer au plus urgent. Alors, quels que soient vos états d’âme, il importe que vous vous exprimiez avec discernement et confiance :

 Donnez un avenir à Air France, votez OUI !smiley-jaime

avant le 4 mai 18h00

« L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, mais à le permettre. »
Antoine de Saint-Exupéry, Le petit prince

oct
23

 

Vive le Plan A

Air France peut disparaître de n’avoir pas admis que le monde avait changé et qu’il fallait s’y adapter.

Air France et nous, méritons mieux que cela

Notre destin n’est pas le repli mais la conquête

 

Il est bon de prendre du recul par rapport aux déplorables évènements récents, aux derniers conseils d’administration et CCE. Quel gâchis ! À croire que nous n’avons pas encore atteint le fond pour enfin réagir de manière constructive. De plus en plus de salariés sombrent dans l’écœurement, la résignation ou la colère.

Quel crash industriel et social faudra-t-il attendre pour que les actions de renouveau de la Compagnie soient enfin appliquées ?

Peu importe les responsabilités, il n’y a pas de fatalité et il faut oser agir en prenant le temps mais sans repousser indéfiniment les échéances.

Grâce à l’implication des salariés, la Compagnie va beaucoup mieux mais est loin d’être durablement sortie d’affaire. Les charges externes pèsent de plus en plus sur elle. Sa compétitivité interne accuse encore un retard sur ses concurrentes.

 Nous sommes tous fiers de travailler à Air France. La majorité des navigants et des personnels sols ont envie que la Compagnie prospère. Appuyons nous sur cette maturité pour moderniser notre entreprise.

 La résistance au changement est compréhensible. Qui d’emblée a envie de remettre en question ses conditions de travail ? Mais il serait suicidaire de nier l’évolution du marché et l’agressivité de la concurrence trop souvent déloyale. S’indigner contre l’ultra-libéralisme, lutter contre le dumping social et financier lié à la mondialisation est louable. Cependant, pour conserver une chance d’avoir un avenir, il est vital d’accepter des efforts et d’être temporairement déstabilisé. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous battre à armes égales contre la concurrence féroce. Sans cela, drapés dans notre bon droit, nous assisterons au déclin inexorable d’Air France.

 Air France est sur une mine d’or convoitée. La responsabilité de chacun est que l’on puisse l’exploiter.

 Pas besoin de recette miracle mais de bon sens ! Le regain d’Air France bénéficierait largement :

  • D’une vigilance sans concession sur la sécurité des vols
  • D’une équipe de Direction AF / AF-KLM bienveillante qui redonne confiance parce qu’elle est cohérente et qu’elle ose appliquer avec discernement et détermination les décisions qui nous sauveront. Une majorité silencieuse de salariés est de plus en plus exaspérée de se sentir prise en otage par le résultat des chicaneries (à 400 M€ tout de même !) entre corporation des pilotes et Compagnie. Ces deux protagonistes clament leur volonté de trouver un accord. Qu’ils aboutissent rapidement sans que les autres catégories de personnel soient les dindons de la farce !Besoin d'une stratégie claire
  • D’une stratégie offensive réellement débattue en conseil d’administration et en CCE, davantage coordonnée avec KLM et s’intéressant aux filiales. Il serait irresponsable de ne pas décider de ce que sera Air France dans 5 ans. Quitte à faire évoluer ce modèle cible en fonction des aléas.
  • D’une communication limpide et complète du modèle de compagnie vers lequel on se dirige. Et sur ses conséquences sociales. Maladresses, tergiversations, cacophonie et opacité font le lit de la désinformation. Rien n’est plus angoissant pour les salariés que de ne pas savoir pour quel futur ils se battent. Rien n’est plus déstabilisant pour un manager que de ne pouvoir Renouons avec la compétitivitérenseigner son équipe sur l’avenir.
  • D’un diagnostic partagé sur la compétitivité d’Air France fait par un expert extérieur reconnu et intègre.
  • De la tenue d’authentiques négociations catégorielles à huis clos pour éviter la médiatisation et les instrumentalisations syndicales et politiciennes. Il faut renouer avec le dialogue social de qualité qui est dans les gènes d’Air France. D’un côté comme de l’autre, plus de franchise et d’écoute respectueuse est nécessaire.
  • D’une totale transparence sur le contenu des négociations PNC, PS et PNT pour garantir l’équité et vérifier l’efficacité des mesures de productivité négociées.
  • D’accords qui permettent d’appliquer une autre stratégie que le plan B, remède de cheval qui risque de tuer le patient.
  • De sens de la mesure : Air France ce n’est pas Germinal. La Direction nous garantit que les compromis de solidarité efficaces et une croissance retrouvée nous éviteront les intolérables licenciements. N’est-ce pas l’essentiel ?
  • De reconversions et de mobilités attractives et accompagnées. Le futur PDV devra être le plus ouvert possible.Union sacrée
  • De l’obtention d’une rétribution ultérieure conséquente récompensant tous les salariés (actions gratuites par exemple).
  • De justice. La Direction reconnaît que les cadres d’Air France sont nettement moins bien rémunérés que leurs homologues français. Les benchmarks devront aussi un jour s’appliquer dans ce sens là !
  • D’États Généraux du Transport Aérien Français pour que le gouvernement assume sa responsabilité. Pour qu’en accompagnant nos réformes internes, il cesse enfin de plomber cette activité essentielle à la préservation du rang international de la Nation. Mais ne nous leurrons pas : « aide toi et le ciel t’aidera ! »
  • De cohésion et de solidarité inter catégorielles indispensables à la réussite collective dans un climat apaisé. Les salariés attendent « l’union sacrée » plutôt que les postures et le dialogue de sourds entre certains syndicats et la Direction. Il faut aussi redynamiser le lien social dans la Compagnie.
  • D’une culture managériale modernisée qui permette l’épanouissement de l’intelligence des salariés. PDV après EmpowermentPDV, l’encadrement restant est mis en tension car la responsabilisation et l’autonomisation ainsi que la simplification restent au stade des promesses.

 En positivant nos énergies, nous éviterons à Air France d’être inféodée ou dépecée par un investisseur. AF-KLM pourra nouer d’égal à égal les indispensables futures alliances. Nous sortirons de la spirale déprimante des plans d’attrition successifs. Air France pourra redevenir créatrice d’emplois.

 C’est vraiment le moment d’être responsables et solidaires. Transformons cette crise en opportunité !

Nous allons y arriver

mar
15

« Ce que d’autres ont réussi, on peut toujours le réussir. » Terre des Hommes – Antoine de Saint-Exupéry

Choix de la piste pour l'AFKL 2015

Les conditions de vol

Le vol sera turbulent et pas à l’abri d’aléas. La concurrence est agressive et trop souvent déloyale. Les benchmarks ont révélé les forces et les faiblesses du groupe. Le diagnostic est clair. Il doit être mieux partagé pour que chacun l’accepte.

Les pistes possibles

L’alternative est simple :

  1. Devenir progressivement une compagnie de second ordre en se rapetissant inéluctablement ou en devenant le vassal d’une major
  2. Se refonder pour rester la compagnie française mondialement respectée

Le seul plan de vol réaliste

La poussée des réacteurs a été augmentée avec TransForm 2015. Cela a été difficile et douloureux mais pas totalement vain : les résultats sont encourageants. Pour rester dans l’escadrille des majors, il faut désormais changer carrément de niveau de vol avec PerForm 2020 :

  • En ayant à la tête d’AF-KLM, d’AF et de KLM, une équipe de dirigeants davantage cohérente agissant avec discernement et sang-froid. Il ne faut pas que l’adhésion des salariés soit compromise par des attitudes et des déclarations médiatiques qui décrédibilisent le plan d’entreprise. La confiance des salariés est indispensable au redressement.
  • En ayant un pilotage normal de la Compagnie où chacun reste à sa place. La direction gouverne et répond du destin d’Air France. Les syndicats vous représentent et défendent vos intérêts. Ils négocient des accords qui protègent vos emplois en permettant le développement de la Compagnie. Il est inenvisageable que l’ancestrale cogestion solitaire de nos collègues pilotes perdure. Tous les syndicats et corporations doivent être force de proposition et de contrôle.
  • En fondant la stratégie sur les besoins des clients et non sur nos conceptions nostalgiques du produit idéal : c’est à notre modèle et à notre organisation de s’adapter au marché ; pas l’inverse.
  • En exposant complètement un plan d’entreprise au point d’aboutissement clair.
  • En acceptant l’évidence : le modèle low cost s’impose en Europe. Il faut donc nous préparer à y répondre. Et il faut être vigilant sur cette éventuelle (probable ?) évolution en long courrier.
  • En étant conscients que seule une croissance rentable nous garantira des carrières intéressantes et rémunératrices. Air France aura la croissance que sa compétitivité lui permet. Il faut donc persévérer dans l’amélioration de la qualité et dans une baisse des coûts plus rapide que ne chutent les recettes. Donc en adaptant le modèle économique, organisationnel et social tout en conservant les valeurs humaines d’Air France :
    • Obligatoirement après avoir rétabli et en maintenant l’équité des efforts entre catégories de personnel.
    • En sous-traitant certaines activités et en développant des filiales adaptées (politique qui a réussi chez Renault et à la DGI).
    • Avec pour contrepartie la sécurisation de nos emplois
    • En bénéficiant enfin d’une culture managériale qui renforce les managers et d’une organisation du travail allégée des trop nombreuses procédures. Les réformes doivent nous rendre plus réactifs et innovateurs. Elles sont l’opportunité de retrouver le plaisir et la fierté de travailler pour Air France.
    • En convainquant KLM de jouer collectif pour enfin construire un vrai groupe intégré.
    • En ne pénalisant jamais nos clients ou ternissant notre image même en cas de rapport de force.
    • En obtenant de l’État l’application des mesures du rapport Le Roux qui allègeront le fardeau des charges indues qui distordent la concurrence et annihilent nos efforts.

Nous sommes tous à bord, parés au décollage pour un vol AFKL 2015 décisif

La Compagnie a tout pour réussir son renouveau réclamée par une majorité de salariés viscéralement attachés à l’âme d’Air France. L’urgence est de prendre des décisions claires, courageuses et équitables et d’agir collectivement.

mar
09

 

smiley clin d’œil

Pour retrouver sa légitime place dans le concert des compagnies mondiales, le Groupe Air France recherche, à juste titre, la performance économique. C’est la compétitivité de la Compagnie et de ses filiales qui protège durablement nos emplois. Ce sont leurs rentabilités qui nous autorisent à revendiquer une plus large part des profits que nous, salariés, contribuons à générer.

Grâce aux sacrifices de tous les personnels, une timide embellie des résultats s’affirme. Il est temps de passer des restructurations défensives à une stratégie offensive de développement plus réactif. Tout en continuant les économies, il est désormais crucial de travailler mieux donc différemment. Lire la suite

nov
25

 

Silhouettes message osez

1826 suppressions de postes au sol ont été annoncées. Ce nouveau PDV concernera principalement les secteurs en forte mutation, cargo et activité point à point. Malgré un périmètre de solidarité, des domaines entiers comme la DGI et la DGSI ou des fonctions (e.g. cadres RH) en seront exclus. Devant les difficultés des bassins d’emplois touchés, les mesures d’incitation seront largement dopées. Le futur plan coûtera d’ailleurs nettement plus cher, par salarié partant, que le précédent PDV. Des actions en faveur des reconversions, de la mobilité et de l’accompagnement managérial ont été présentées en Conseil. Les modalités d’un PDV pour les PNT et les PNC ne sont pas encore connues. Avec les départs naturels, au terme des 3 plans, ce seront environ 13 100 postes qui auront été supprimés en seulement 4 années.

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