Posts from ‘ADP’

déc
11

 

StratégieLes éléments majeurs de la stratégie sont décidés par la Holding AF-KLM. À charge pour ses filiales AF et KLM de les mettre en musique. Du côté Air France, la Direction s’y attèle sans suffisamment prendre en compte la réalité et les idées des salariés. Et surtout, ce sont les syndicats de pilotes qui empêchent les réformes de fond ou en réduisent les chances de succès par les clauses restrictives qu’ils imposent. Leur manque de discernement et leurs diktats finiront par tuer la Compagnie. Quant à elle, KLM ne joue pas avec une entière loyauté sa partition. Son management est prompt à s’allier avec son Works Council pour bloquer un certain nombre d’orientations qui leur déplaisent.

Participation aux bénéfices nuage de mots

Les résultats de l’année 2017 seront excellents et ce qui est inédit, supérieurs au coût du capital. Nos alliances s’étendent et se renforcent. Favorisées par un marché porteur, les réformes ont payé. Et même si la baisse des coûts insatisfait la Direction, chacun d’entre nous connait les efforts de productivité que nous avons faits. C’est dommage que cette embellie ne soit pas l’occasion d’offrir des actions aux salariés. Il est déplorable que l’intéressement, qui heureusement va tripler, soit en grande partie détourné au profit majoritaire des pilotes. Ce n’est pas comme cela que l’on restaure la confiance et la cohésion sociale.

question mark in the skyL’année 2018 risque d’être problématique. Le prix du pétrole pourrait augmenter pour atteindre 60 $ / baril. L’offre devrait croitre fortement et la concurrence européenne s’exacerber entrainant une baisse des tarifs. La distribution classique par les GDS et via les sites des compagnies sera bouleversée par les géants du net qui veulent capter cette manne. Notre bonne santé est donc encore fragile. Air France doit se préparer à affronter des vents contraires. Face à Lufthansa et IAG en bien meilleur santé que nous (environ 2,5 milliards d’euros de résultat d’exploitation 2018 contre plus d’1,5 estimé pour AF-KLM), comment aborderions-nous un retournement de cycle, régulier dans notre activité ?

com-p055009En domestique, la performance opérationnelle et commerciale de Hop, qui peine à s’organiser, ne s’arrangera pas avant plusieurs mois. Au cours du premier semestre, Hop n’assurera en moyens propres que 60% de ses vols. Sa flotte aurait besoin d’être homogénéisée et rajeunie.

Sur moyen-courrier, le business-model d’easyJet, Vueling et Eurowings s’impose. Cette tendance inéluctable est depuis longtemps la norme aux États-Unis. En tant que consommateurs, c’est notre pratique. Sur ce marché, Transavia est un vecteur parfaitement adapté. Sa taille limitée actuelle (environ 60 avions en comptant ceux de Transavia Hollande) ne lui permet pas de boxer dans la même catégorie que les filiales de British Airways ou de Lufthansa. Celle-ci, en rachetant la flotte d’Air Berlin, a doté Eurowings de 140 avions ! Les accords de périmètre des syndicats de pilotes AF limitent le développement des capacités de Transavia.smiley-enerve

Notre filiale pourrait changer de braquet en rachetant une compagnie low cost. Ne refaisons pas les erreurs du passé qui nous ont vu sous-estimer le boum des low costs européennes et nous interdire d’envisager l’achat d’easyJet, à une époque où nous en avions les moyens.

smiley-inquietSur long-courrier, d’autre défis attendent la Compagnie. Le développement du low cost, dont nos stratèges nous disaient qu’il était impossible, va mettre en tension des lignes aujourd’hui rentables. L’arrivée disruptive de nouveaux avions, tel l’A321 Néo au coût / siège défiant toute concurrence, permettra l’ouverture de lignes point à point. Des connexions opportunistes entre low cost moyen-courrier et compagnies long-courrier émergent. Toutes ces évolutions ne signent pas la fin de notre puissant Hub mais peuvent être un début de détournement de notre trafic.

Heureusement, notre culture du service nous permet d’avoir des recettes nettement supérieures à celles de nos concurrentes. Il faut préserver cet atout majeur lié à la culture française et au spersonnage et nuage de mots succèsavoir-faire presque centenaire d’Air France. Mais la satisfaction clients, en nette amélioration ces dernières années, prend à nouveau du retard. Pour améliorer le NPS et ne pas décrocher de la concurrence, le bon sens commande de moderniser notre flotte, d’uniformiser rapidement nos versions cabines, de personnaliser le service et d’offrir la connectivité à bord.

 

Lettering motivation posterPour limiter les coûts d’indemnisation de clients victimes d’irrégularités (environ 100 M€/an !), la performance opérationnelle (ponctualité, bagages…) doit faire des progrès. Revenir à un programme raisonnable, arrêter d’être sur le fil du rasoir en permanence, prioriser les contraintes opérationnelles et fluidifier le parcours client sont des mesures attendues. Coordonner les métiers et renforcer leur confiance mutuelle également. Doter les salariés de suffisamment de matériel fiable, leur autoriser plus d’initiative responsable améliorera la qualité de service et l’épanouissement au travail des salariés Sol et PNC que la tension opérationnelle fait souffrir. Enfin, il est indispensable qu’ADP fasse les aménagements nécessaires pour contribuer à l’amélioration de notre score NPS.

Mais 2018 devrait aussi être une année de formidable croissance du transport aérien européen propice aux profits. Notre compagnie a les atouts pour avoir sa part du gâteau et ne pas se contenter traitement rapide sur étiquette orangedes miettes. Saisir les opportunités du marché nécessite d’anticiper ses évolutions. Il faut surtout oser passer des intentions aux mises en œuvre beaucoup plus réactives et intégrales des projets d’entreprise ; Voire, puisque nous demeurons des challengers, être pionniers grâce à des innovations.

juil
31

 

Air France entravée

Les Organisations Syndicales Représentatives des Salariés du transport aérien dénoncent, dans un communiqué de presse,CP CIS 30072015 l’arbitrage du 1er ministre en faveur d’une augmentation des taxes aéroportuaires d’ADP

Alors que les Compagnies Aériennes Françaises sont en grande difficulté, le gouvernement a décidé d’améliorer ses ressources budgétaires en augmentant les redevances d’Aéroport de Paris, en contradiction avec les préconisations de la Commission Consultative Aéroportuaire.

En dépit de l’expertise et des conclusions du rapport de Bruno Le Roux, Président du Groupe SRC à l’Assemblée Nationale, rapport qui vise à améliorer les perspectives d’avenir des Compagnies Aériennes Françaises, le gouvernement contredit l’intention première de ce rapport : alléger les  charges qui pèsent sur le Transport Aérien Français.

Alors que ce rapport déclare l’urgence à agir sur plusieurs pistes indispensables d’allègement, le 1er Ministre s’est prononcé en faveur d’une augmentation des taxes ADP de 1% au-delà de l’inflation.

smiley inquietConsidérant la nature des écarts de compétitivité entre les ailes du pavillon français et les compagnies concurrentes, l‘avenir des compagnies aériennes françaises repose sur l’impérieuse nécessité que toutes les parties prenantes fassent leur part d’effort.

Les salariés des Compagnies Aériennes Françaises ont démontré leurs capacités d’adaptation à un environnement concurrentiel  au travers de multiples plans de restructuration, plans de départs, gels de salaires et efforts de productivité.smiley pas content en colère

Dans le même temps, force est de constater que l’État refuse de contribuer à l’effort commun, privilégiant son intérêt financier et confirmant ainsi son absence de vision stratégique quant à la sauvegarde du Transport Aérien Français.

En acceptant une augmentation des taxes ADP, le gouvernement envoie un message clair : les efforts demandés aux salariés visent à alimenter le budget de la Nation et non à participer au redressement de leurs entreprises.

Le Collectif Intersyndical condamne avec la plus grande fermeté une telle décision qui risque de compromettre les négociations difficiles qui s’annoncent dans toutes les entreprises.

 

 Nos ailes : un atout pour la France

 

déc
19

 

ADP

« Le Ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius s’est plaint ouvertement de la mauvaise qualité d’ADP. »

« La Liaison CDG Express devrait voir le jour en 2023, financé par une taxe spéciale sur les billets d’avion. »

« 83 millions de touristes sont venus visiter la France en 2012. »

Ces trois informations m’inspirent quelques commentaires. Tout en cherchant de bonnes relations avec ADP, il est souhaitable que les exigences de notre Compagnie soient mieux défendues. Air France ne devrait-elle pas enfin « taper du poing sur la table » ? Car ADP a fait des progrès mais il subsiste de cruciaux points d’amélioration de sa qualité de service.

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